Jacques-André Haury Jacques-André Haury - médecin et député
Jacques-André Haury
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Paru dans 24 Heures le 2 juin 2004

Satisfaits du contre-projet et de l’introduction par la commission de notes au demi-point, les initiants sont prêts à jeter l’éponge et à renoncer à un scrutin; pour autant que le Grand Conseil ne change rien.
 
Désormais, les libéraux (dont Jacques-André Haury, à dr.), la majorité des enseignants et le DFJ semblent sur la même longueur d’ondes. Ne manque plus que l’aval du Grand Conseil. Ex-Press    

Père de l’initiative «Des notes pour une école transparente», Jacques-André Haury répugne à parler d’un compromis. La loi révisée qui réglera la question de l’évaluation à l’école obligatoire est une «construction». Très satisfait du résultat des échanges entre les pros et les antis, le libéral va même jusqu’à estimer que la mouture vaudoise pourra servir d’exemple aux autres cantons romands «qui se cherchent encore».

Ce satisfecit du député-médecin de Lausanne intervient après plusieurs mois de travail et de dialogue engagé par le DFJ avec les initiants. Après avoir obtenu le report de la votation, la conseillère d’Etat Anne-Catherine Lyon a organisé trois forums, baptisés «hearings», qui ont notamment permis aux parties en présence de sentir le contexte. Dès la première rencontre, la ministre de l’Education a clairement émis son vœu de voir les libéraux retirer leur initiative.

«Système plus précis»
A vrai dire, c’est surtout le contre-projet rédigé par un groupe de travail du service de l’école obligatoire qui a pesé dans la balance. «Même si nous n’obtenons pas que les notes soient réintroduites en 3e année primaire, le système du contre-projet pour le retour des notes dès la 5e est plus précis que ce que nous demandions dans notre initiative», commente Jacques-André Haury.

Les initiants auraient voulu que le contre-projet offre les notes au primaire aussi, mais leur tentative de parvenir à leur fin par le biais de la commission a échoué. «Bien sûr que cela nous reste un peu en travers de la gorge, poursuit Jacques-André Haury. Mais il faut aussi dire que les enseignants du primaire qui désirent revoir les notes ne se sont pas fait entendre aux forums de Montreux.»

L’élément qui a définitivement fait pencher la balance est une modification, non sans importance, votée par la commission. Celle-là propose de réintroduire les demi-points dans l’échelle de 1 à 6 pour les classes (5 à 9) qui auront des notes. Cet amendement qui, selon le communiqué des initiants, consacre le retour de «vraies notes» sans toutefois laisser revenir la fameuse moyenne générale, devra encore être voté par l’ensemble du Grand Conseil.

Gagné d’avance
Selon toute vraisemblance, le Parlement, même s’il aura peut-être le sentiment de céder au chantage des libéraux, ne s’opposera pas aux demi-points. Les socialistes soutiendront leur conseillère d’Etat, qui a travaillé dur pour que l’initiative ne soit pas votée par le peuple. Pas loin de penser comme les libéraux sur ce sujet, les radicaux ne s’y opposeront certainement pas. La partie est donc pratiquement gagnée d’avance et il n’est pas téméraire de prédire que les initiants jetteront bel et bien l’éponge.

Anne-Catherine Lyon aura ainsi épargné à l’école vaudoise ce qu’elle craignait le plus: une polémique saignante susceptible d’empoisonner durablement l’ambiance dans les collèges. Ces derniers ont en effet déjà bien assez à faire avec leur programme et les restrictions budgétaires.

Lise Bourgeois




 

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